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Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, a critiquĂ© les dĂ©clarations du prĂ©sident argentin Javier Milei lors du congrès du Parti libĂ©ral (PL) Ă  SĂŁo Paulo. Dans un message publiĂ© sur les rĂ©seaux sociaux, l’homme politique a qualifiĂ© ces propos de « honteux ».

« Hier, nous avons assistĂ©, avec une certaine gĂŞne, Ă  la façon dont le prĂ©sident Milei a offensĂ© et insultĂ© le gouvernement brĂ©silien, son prĂ©sident et tout un pays. Depuis la province de Buenos Aires, nous affirmons que l’Argentine respecte les nations sĹ“urs et mise sur l’intĂ©gration rĂ©gionale », a Ă©crit Kicillof.

Le gouverneur a également déclaré avoir pris contact avec le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Vieira, afin de « lui faire savoir que Milei ne reflète pas les sentiments du peuple argentin ».

« Le Brésil est notre principal partenaire commercial. Avec ces provocations, Milei met en péril les investissements, les exportations, des milliers d’emplois et les intérêts de l’Argentine, tout cela pour soutenir un candidat à la demande de Trump. Les relations avec le Brésil méritent qu’on les gère avec responsabilité, et non par des provocations », a ajouté l’homme politique.

Samedi, Milei a participĂ© Ă  la convention qui a officiellement dĂ©signĂ© Flávio Bolsonaro comme candidat Ă  la prĂ©sidence pour le PL. Au cours de son discours, le prĂ©sident argentin a qualifiĂ© le prĂ©sident Luiz Inácio Lula da Silva (PT) de « dĂ©tenu » et a appelĂ© Ă  la dĂ©faite de ce dernier lors des Ă©lections d’octobre.

Milei a également critiqué le ministre Alexandre de Moraes, de la Cour suprême fédérale (STF), qu’il a qualifié, sans le nommer, de « ordure chauve ». Cette déclaration faisait suite à la décision qui l’a empêché de rendre visite à l’ancien président Jair Bolsonaro (PL), actuellement assigné à résidence pour tentative de coup d’État.

Ces déclarations ont conduit le ministère brésilien des Affaires étrangères (Itamaraty) à convoquer l’ambassadeur du Brésil à Buenos Aires, Julio Bitelli, pour des consultations – une mesure grave dans le domaine des relations internationales. Mauro Vieira a également convoqué l’ambassadeur d’Argentine au Brésil, Daniel Raimondi, afin de « lui faire part de l’indignation du gouvernement brésilien face aux propos injurieux » tenus par son homologue argentin.

« Il n’existe aucun précédent d’un président étranger qui, sur le territoire national, se soit livré à des agressions et à des offenses à l’encontre du chef de l’État, des institutions démocratiques, y compris du pouvoir judiciaire, et du peuple brésilien. Il est particulièrement regrettable que cet épisode infamant implique le président d’un pays avec lequel le Brésil entretient depuis 203 ans des relations d’amitié et de coopération et qui trouve au Brésil son principal partenaire commercial », a déclaré le ministre.