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Le meurtre du maire de Temoac
Le mercredi 22 juillet 2026, Valentín Lavín Romero, maire de Temoac (État de Morelos, une région proche de Mexico où plusieurs cartels sont actifs), a été abattu à l’intérieur même du bâtiment de la présidence municipale. Des hommes armés ont fait irruption dans la mairie et lui ont tiré dessus, dans ce qui constitue le second attentat contre lui en moins de sept mois. Selon les premiers rapports policiers, plusieurs hommes armés étaient arrivés à moto peu après midi, avaient rejoint le bureau du maire et lui avaient tiré dessus à plusieurs reprises avant de prendre la fuite sur la même moto.  Il avait déjà survécu à une attaque le 31 janvier 2026, alors qu’il circulait avec son épouse sur la route fédérale Mexico-Oaxaca, près de Jantetelco : des individus armés avaient tiré depuis une moto, le blessant à plusieurs endroits du corps. 

Le contexte judiciaire autour de lui était chargé : il était visé par des soupçons de liens avec le groupe criminel « Los Aparicio » et cité dans les investigations de l’opération « Enjambre », ainsi que soupçonné d’un lien possible avec l’assassinat de figures politiques et militantes, dont le défenseur Samir Flores Soberanes, opposant à la centrale thermoélectrique de Huexca. Sa belle-mère, ancienne trésorière de la municipalité, était par ailleurs mise en cause dans une procédure liée à la criminalité organisée après son arrestation en septembre 2025. 

Le bilan national
Depuis l’entrée en fonction du gouvernement actuel en octobre 2024, 14 maires ont été assassinés au Mexique, dont trois en 2026 selon Uno TV, le pays avait déjà été marqué par l’assassinat du maire Carlos Manzo dans l’État du Michoacán. Près de 100 maires ont été tués au Mexique depuis 2006, date à laquelle la violence liée au narcotrafic s’est intensifiée, selon les chiffres officiels. 

Le sénateur de Chihuahua, Mario Vázquez, a qualifié cette situation de concrétisation de l’abandon des municipalités par le gouvernement fédéral et d’une négligence qui coûte des vies. « Ils [les gouvernements municipaux] ont été laissés seuls face au crime organisé, dans une négligence qui est déjà criminelle de par ses conséquences. Un maire est le chef de file de sa communauté. Lorsqu’on assassine un maire, on cherche à semer la peur dans tout un village et à démontrer que la criminalité peut s’imposer face aux institutions », a-t-il déclaré dans un communiqué publié fin juin dernier.